Spectateur éternel

Spectateur éternel

Rui Calçada Bastos est un nomade, et son travail reflète ce qu’il perçoit dans ses voyages.
Son regard, curieux et inquisiteur, se dirige et se concentre sur les objets et les situations dont se dégage un sentiment d’incertitude et d’échec.

Ses sujets, usés, négligés, maltraités ou même absents, portent en eux le témoignage d’un état transitoire. l’Artiste qui, dans la condition inhérente à celui qui voyage, se confronte à eux brièvement, donne alors à ces objets obsolètes une nouvelle fonction et une nouvelle signification. Le voyageur, du fait de l’abandon de sa zone de confort, observe avec fascination les événements dont il est témoin. l’Harmonie entre le mouvement et la proximité insuffle au travail de l’artiste une atmosphère mélancolique pleine de délicatesse, qui porte en lui une persistance brute, mais également un sentiment de beauté et d’enchantement. Rui Calçada Bastos a une vision pénétrante et poétique. l’Atmosphère qui se dégage de son travail reflète la nature propre de l’artiste. Spectateur constant du monde et de lui-même, il exerce une remise en question, à la fois physique et émotionnelle, de sa relation à l’égard de ces rencontres fortuites dont il fait ses sujets.

Dans sa première exposition solo à Bruxelles, Rui Calçada Bastos montre une série de photographies, un ensemble d’objets et une vidéo. Il met en scène une introspection graduelle, de la vitrine de la galerie, ouverture sur la rue, jusqu’au sous-sol, ici espace privé et intime. Suivant cette trajectoire, il présente une variation d’images et donc de perceptions; depuis l’œuvre en vitrine, offerte au regard de la ville et à celui de l’espace collectif, l’artiste plonge progressivement en son for intérieur, vers un rapport plus personnel aux objets, dont il questionne la fonction. En jouant avec les concepts de présence, d’absence et leur rôle propre, il traite également l’impossibilité de les maitriser pleinement. Cela se révèle dans sa dernière oeuvre, où l’artiste est enfermé dans une pièce, rêvant du monde extérieur ; il exécute ainsi un mouvement entre sphère commune et sphère individuelle mais aussi entre dimension physique et métaphysique.

L’œuvre de Rui Calçada Bastos illustre, de manière continue, un état de déambulation et de transition où la présence et l’absence sont le déclencheur d’une redéfinition de l’identité.

Sérgio Fazenda Rodrigues
Lisbonne, 16 juillet 2017

Où:
Irène Laub Gallery
Rue de l’Abbaye 8b
1050 Ixelles
Téléphone:
+32 2 647 55 16
Tarif:
Gratuit
Public:
Tous publics
Internet:
http://irenelaubgallery.com
Enregistré par:
Gallery Irène Laub alerte
Catégorie:
Photos alerte

Mardi : de 11:00 à 13:00 et 14:00 à 18:30
Mercredi : de 11:00 à 13:00 et 14:00 à 18:30
Jeudi : de 11:00 à 13:00 et 14:00 à 18:30
Vendredi : de 14:00 à 18:30
Samedi : de 11:00 à 13:00 et 14:00 à 18:30
Du 8 septembre au 21 octobre

SOURCEQuefaire.be
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